FrançaisGouvernerVIDÉO « Maintenant, nous savons ce que le Brexit veut dire »

mm Florian Soenen28 novembre 20185 min

Député libéral-démocrate de Kingston, Edward Davey se rend régulièrement dans les manifestations pour demander un deuxième vote sur le Brexit. Il explique à Quitte ou Double pourquoi il croit plus que jamais à cette possibilité.

Pour réclamer un nouveau vote, il n’hésite pas à donner de la voix. Haut-parleur en main, Edward Davey harangue la centaine de participants la mobilisation « People’s Vote ». Leur demande se résume en deux questions : « What do we want ? – We want a vote » « When do we want it ? – Now » [Que voulons nous – Nous voulons un vote. Quand le voulons nous ? – Maintenant !] Une manifestation motivée par la turbulente journée de Theresa May – marquée par cinq démissions dans son gouvernement, le lendemain de la présentation de son projet d’accord sur la sortie de l’Union. La foule est joyeuse, elle entame « Hey Jude » des Beatles. Seul un pro Brexit – casquette de Trump sur la tête, s’approche et engage le débat – en fait un dialogue de sourds.

Une large majorité pour clore le débat

Une nuit plus tard, le député a gardé son costume, mais délaissé le porte-voix. Dans l’université de Kingston, sa circonscription qui l’a réélu en 2016, l’ancien ministre de l’Environnement et de l’Energie donne une conférence devant une cinquantaine étudiants. Et si les phrases sont différentes, le message est le même : « Le Brexit est la pire bêtise que nous ayons commise », affirme-t-il en préambule.

Un nouveau vote est parfaitement justifié pour lui « En 2016, nous ne savions pas ce que le Brexit allait signifier. Désormais, on sait. Les deux campagnes ont dit des mensonges, mais pour le camp du Leave, c’était à une échelle industrielle », assène-t-il. « Nous sommes bien plus influents à l’intérieur que dehors. J’en ai fait l’expérience en négociant pendant deux ans, pour obtenir l’objectif de baisse de 40% des émissions de Co2 en 2030 par rapport au niveau de 1990. »

Il réclame donc un nouveau referendum, sur le texte de l’accord. Un rejet signifierait le maintien dans l’UE. Le député espère une majorité conséquente au moins « 55% », pour « clore » le débat. D’ici là, il continuera sa croisade anti-Brexit.

Avec Clémence Labasse, Claire Duhamel, Juliette Baéza

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