GouvernerLiveBrexit : vous reprendrez bien un dernier sommet européen ?

mm Auriane Guerithault25 novembre 20187 min

Après dix-sept mois de négociations, les dirigeants des 27 pays européens ont approuvé le projet d’accord sur le Brexit avec le Royaume-Uni. Un premier pas vers la sortie, qui reste à confirmer.

38 minutes. C’est le temps qu’il a fallu aux dirigeants européens pour approuver l’accord de Brexit proposé par Theresa May le 14 novembre. Dans la tourmente depuis quelques jours, la Première ministre britannique peut commencer à se rassurer. « Il s’agit d’un accord pour un avenir meilleur, qui nous permet de saisir les opportunités qui nous attendent“, a-t-elle plaidé dans un texte publié dimanche matin. Alors que les différentes forces d’opposition britannique ont tapé du poing sur la table la semaine dernière, Theresa May a toujours maintenu le cap et affirmé qu’elle ne changerait pas de méthode.

Pêche, Gibraltar et la suite ? 

Le procès verbal du sommet européen réaffirme qu’un « accord sur la pêche est une priorité.» Alors que 92% des pêcheurs britanniques ont voté pour le leave, ils surveillent de près la suite des événements.

Du côté de l’hexagone « le Brexit montre que l’Union européenne est fragile et a besoin d’une refondation», a déclaré le président français Emmanuel Macron en arrivant à Bruxelles ce matin. La rencontre était menacée jusqu’au dernier moment par l’Espagne. Le chef d’Etat espagnol, Pedro Sanchez a finalement affirmé samedi soir qu’il avait obtenu satisfaction avec un accord trouvé in extremis sur Gibraltar. Mais le plus dur reste à venir, à commencer par les ajustements “post-Brexit”, notamment pour les relations commerciales avec l’Union européenne. De concert, les 27 pays européens souhaitent «une relation la plus proche possible avec Londres après le Brexit

L’épreuve du Parlement britannique 

Mais si les chefs d’Etats des différents pays européens ont approuvé cet accord, concrètement, il devra d’abord être ratifié par le Parlement européen puis par le Parlement britannique en décembre, ce qui est loin d’être gagné. L’opposition britannique a réagi à cette annonce. Lisa Nandy, une député du Labour (Parti travailliste) a déjà déclaré qu’elle n’approuverait pas cet accord.

Nicola Sturgeon, la Première ministre d’Ecosse a affirmé sur le réseau social Twitter qu’il s’agissait d’un « accord mauvais, conduit par les lignes rouges autodestructrices » de la Première ministre.


Alors que de son côté Theresa May compte garder le cap et se projeter dans l’avenir « Je ferai campagne corps et âme pour remporter ce vote », du côté européen, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a déclaré « voir le Royaume-Uni quitter l’Union européenne n’est pas un moment de jubilation, ni de célébration, c’est un moment triste et c’est une tragédie. »

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Auriane Guerithault

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