BougerFrançaisMythes britanniques #4 – Augmentation des crimes non résolus à cause du Brexit

mm Emmanuel Calafiore22 novembre 20184 min

Notre dernière rencontre est belge. Hercule Poirot, monument de la lutte contre le crime au Royaume-Uni imaginé par Agatha Christie, s’inquiète des conséquences du Brexit.

Hercule Poirot pourra rester sur le sol britannique après la date du Brexit, le 29 mars 2019, mais ses nouveaux camarades détectives ou policiers européens vont éprouver plus de difficultés… Ne serait-ce que pour entrer sur le sol britannique pour aider à résoudre des enquêtes criminelles.

Arrivé au siècle dernier, Poirot a pu s’établir sur le sol britannique grâce à ses premières enquêtes. Reconnu mondialement, il vit aujourd’hui dans un luxueux appartement. C’est à ce titre qu’il peut justifier de plus de cinq années de résidence sur le sol britannique. Il n’a donc rien à craindre quant au Brexit – si toutefois il y a un accord entre UE et Royaume-Uni.

Obligation de formulaires d’immigration à remplir pour entrer sur le territoire britannique

Ce même Brexit ne sera pas aussi bienveillant avec les futurs Européens qui souhaitent venir vivre au Royaume-Uni. Le pays va sortir de l’espace européen de libre circulation et une politique migratoire plus restrictive sera mise en place. Elle se basera sur les compétences des travailleurs, et non pas sur leurs origines. Les Européens auront désormais à remplir des formalités d’immigration pour entrer sur le territoire britannique. Une bureaucratie qui va allonger les temps d’arrivée sur le sol britannique de détectives européens pour soulager Poirot dans ses enquêtes. Surtout qu’Holmes n’est plus depuis bien longtemps.

Poirot sait que l’on peut faire confiance à Scotland Yard, mais d’expérience, il sait aussi qu’un œil extérieur a toujours été utile dans les enquêtes sur les crimes au Royaume-Uni. Une autre mesure va compliquer la tâche de notre détective : la fin possible de la coopération avec Europol. Le Brexit compromet cette collaboration anti-criminalité cruciale pour l’Europe. Reste à espérer que Bruxelles placera l’intérêt du continent au-dessus des conséquences du Brexit. « Si ce n’était pas le cas, Scotland Yard a du souci à se faire », conclut Poirot dans un soupir.

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Emmanuel Calafiore

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