GouvernerLiveVous n’avez rien suivi au Brexit ? Voici les 4 points essentiels à retenir

mm Noémie Leclercq19 novembre 20188 min
Vous n’avez rien suivi aux derniers rebondissements du Brexit ? Pas de panique, Quitte ou double résume l’essentiel de l’actualité de la semaine dernière.

  • Un accord a été trouvé entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Mardi 13 novembre, la première ministre Theresa May a annoncé qu’un projet d’accord pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne avait été trouvé en collaboration avec Bruxelles. Le document, de près de 600 pages, fixe notamment les règles du “backstop“.  Ce “filet de sécurité” serait mis en place si aucun accord n’est conclu d’ici la fin de la période de transition sur la future relation entre Londres et Bruxelles et prévoit maintien de l’ensemble du Royaume-Uni dans l’union douanière européenne. Le projet d’accord est très controversé, et ses détracteurs estiment que Bruxelles en sort grande gagnante. Plus de détails sur le contenu de l’accord dans cet article.
  • Theresa May fait face à une vague de démissions, une crise politique s’abat sur le Royaume-Uni. Au lendemain de l’annonce de projet d’accord, les démissions se sont enchaînées au sein du gouvernement de Theresa May. Le premier à quitter le navire a été Dominic Rabb, ministre en charge du Brexit. Quatre autres membres du “cabinet” ont suivi. Le parlement, où la première ministre a défendu son accord pendant près de 4 heures, est très hostile à la proposition de Theresa May. Au sein même de son parti conservateur, les critiques pleuvent. Ses adversaires aussi sont unanimes. Le Parti national écossais a annoncé qu’il voterait contre le texte lors du vote au Parlement. Même son de cloche du côté du principal parti d’opposition, le Labour, porté par Jeremy Corbyn. Le chef du parti travailliste estime que le compromis ne “sert pas les intérêts du pays” et voudrait un “arrangement douanier permanent avec l’UE“. Stephen Barclay, un eurosceptique du parti conservateur, a été nommé ministre du Brexit.
  • “My deal or no deal” : la première ministre britannique sous la menace du vote de défiance Face à la déferlante de critiques envers Theresa May, le député pro-Brexit Jacob Rees-Mogg (du groupe parlementaire eurosceptique European Research Group) a lancé la manoeuvre pour un vote de défiance. Il aura lieu si 15% du groupe parlementaire conservateur le demandent, soit 48 députés du parti de la première ministre. Laquelle reste campée sur ses positions : après avoir affirmé que le Brexit se ferait avec son accord, “ou sans accord du tout“, elle a estimé dans une interview à Sky news dimanche matin que sa démission et l’arrivée d’un autre premier ministre ne “faciliteraient pas les négociations” et retarderaient l’application effective du Brexit. Comment marche le vote de défiance ? Réponse en image juste ici.
  • Un sommet extraordinaire se tiendra à Bruxelles le 25 novembre. Convoqué par Donald Tusk, président du Conseil européen, le sommet doit permettre aux 27 états membres de signer le projet d’accord. Les ratifications parlementaires ne pourront se faire qu’après cette signature. Il faudra donc aussi une vote à la Chambre des communes, côté Royaume-Uni. Après l’annonce du projet d’accord, Michel Barnier, négociateur en charge du Brexit côté européen, a rencontré des représentants des 27 états membres. L’Espagne a notamment émis des craintes quant à l’avenir de Gibraltar [retrouvez-ici nos reportages sur place]. De son côté, l’Union européenne a défini la date butoir du 3 décembre 2022 comme limite aux extensions de la période de transition : si aucun accord n’est trouvé d’ici là, le Royaume-Uni quittera l’Union européenne sans accord et sera traité comme un pays extérieur. Theresa May doit se rendre cette semaine à Bruxelles pour discuter la question et les termes de l’accord.

À lire aussi : Après l’accord, quels scénarios possibles pour le Royaume-Uni ?

 

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Noémie Leclercq

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