GouvernerLiveAprès l’accord, quels scénarios possibles pour le Royaume-Uni ?

mm Alexandre Aflalo16 novembre 20184 min

Vous pensiez que le brouillon d’accord trouvé sur le Brexit par Theresa May et l’Union européenne allait voguer sur un long fleuve tranquille ? Vous vous trompez certainement. La route devrait encore être longue, et les scénarios catastrophe ne sont pas à exclure. On fait le point. 

  • Tout se passe comme prévu (par Theresa May). La Première ministre emprunte à Didier Deschamps son animal de compagnie, autrement dit, elle a de la chance, et le Brexit glisse finalement comme une lettre à la poste. Le 25 novembre, les 27 autres états membres de l’Union européenne réunis en sommet valident le draft agreement. En décembre, le Parlement britannique, tout divisé qu’il est, adopte le texte. Début 2019, le projet de loi est adopté par le Parlement européen et le 29 mars, le Royaume-Uni n’est plus membre de l’Union européenne, démarrant alors la période de transition qui doit durer jusqu’à fin 2020. Easy peasy.

  • Les députés conservateurs déclenchent un vote de défiance à l’encontre de Theresa May. C’est le scénario le plus probable à ce jour, et ça pourrait même arriver assez vite. Pour ce faire, il faut qu’au moins 15% des députés Tories (48 sur 316), présentent une motion de censure à l’encontre de leur leader, donnant lieu à un vote de l’ensemble du Parlement. Selon l’issue du vote, Theresa May pourrait être remplacée à la tête du Parti conservateur, donc du gouvernement. Retrouvez notre article détaillé.

  • Le parlement britannique rejette le texte. Dans un vote prévu début décembre, Westminster devra voter pour ou contre le projet d’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le Parti travailliste, le Parti national écossais (SNP), le Parti unioniste démocrate (DUP) et plus de 50 députés Tories ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteraient contre. En cas de vote négatif, Theresa May et son gouvernement disposeront alors de 21 jours pour présenter un nouveau texte, ou convaincre les parlementaires de changer d’avis. S’il n’y a toujours pas d’accord d’ici là, plusieurs options sont alors envisageables : un « no deal », une re-négociation de l’accord, ou un second referendum, appelé par une partie des députés et de la population, ou même, moins probable, une nouvelle élection générale.

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Alexandre Aflalo

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