LiveAmber Rudd, ministre controversée, revient au gouvernement

mm Erik Chouinard16 novembre 20184 min

La députée Amber Rudd prendra la place de la démissionnaire, Esther McVay, au poste de ministre du Travail et des Retraites. Rudd a déjà siégé au gouvernement en tant que ministre de l’Intérieur. Elle avait été contrainte à la démission en avril 2018 après un scandale entourant le mauvais traitement des populations immigrées.

Lorsqu’elle était ministre de l’Intérieur, Amber Rudd avait induit le Parlement en erreur en niant toute volonté d’expulser des populations immigrées. Mais, dans une lettre confidentielle à Theresa May, écrite de sa main et publiée dans le Guardian, elle avait décrit un tout autre plan. Rudd y affirmait vouloir expulser 10% d’étrangers en plus durant les prochaines années. La ministre avait dû admettre avoir tenu un double discours.

La démission d’Amber Rudd était plutôt symbolique puisque sa politique envers les étrangers provenait en fait d’un plan mis en place par Theresa May. Alors que celle-ci était elle-même ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de David Cameron.

Cette politique, connue sous le nom de hostile environment policy, visait à rendre difficile la vie des migrants illégaux. Or, il n’y a pas qu’eux qui en ont été affectés. Plusieurs migrants légaux ont aussi fini par être détenus sous de fausses accusations. Une soixantaine d’entre eux ont même été expulsés par le ministère de l’Intérieur.

Le scandale en question est surnommé le Windrush scandal puisqu’il a majoritairement affecté les immigrants caribéens issus d’une vague de migration de années 70, la Windrush generation. Ceux-ci sont des sujets britanniques de naissance. Leur détention et le mauvais traitement que leur a réservé l’ex ministère d’Amber Rudd ont donc suscité une vive polémique.

Position sur le Brexit

Lors du référendum sur le Brexit, Amber Rudd avait voté pour le «Remain». Elle avait même affronté Boris Johnson, partisan farouche d’un Brexit dur, lors d’un débat télévisé.

Sa relation avec Boris Johnson est plutôt tendue. Lors de son dernier mandat ministériel, Rudd avait accusé Johnson de travailler contre Theresa May. Selon elle, il essayait de miner l’autorité de la Première ministre.

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Erik Chouinard

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