LiveSi vous n’avez rien suivi : que se passe-t-il avec le Brexit ?

mm Delphine Sitbon15 novembre 20184 min

A retenir : de longs mois de tractations, un brouillon d’accord qui ne fait pas l’unanimité et le gouvernement britannique dans la tourmente.

Le 23 juin 2016, la Grande-Bretagne vote à 51,9% pour quitter l’Union européenne : le « Brexit » devient concret. Ce vote concerne l’avenir de l’Angleterre, de l’Ecosse, de l’Irlande du Nord et du Pays de Galles. La république d’Irlande est quant à elle distincte de la Grande-Bretagne depuis 1921, mais membre de l’Union européenne depuis 1973. Elle n’était donc pas impliquée dans ce scrutin.

Le 29 mars 2018, la première ministre Theresa May lance formellement la procédure de retrait en s’exprimant devant le Conseil européen. S’ouvre alors une période de négociations de deux ans, qui s’achèvera le 29 mars 2019 : jour où la Grande-Bretagne quittera effectivement l’Union européenne, avec ou sans accord (c’est l’hypothèse du « no deal »).

Un projet d’accord accouché dans la douleur et déjà critiqué

Après des mois de difficiles tractations, de démissions en chaîne au sein du gouvernement May, de fausses annonces d’une sortie de crise, un brouillon d’accord a été conclu entre les négociateurs britanniques et européens le 13 novembre. Ce texte de 585 pages mentionne que le Royaume-Uni restera dans une union douanière avec l’Union européenne, notamment pour s’assurer qu’aucune frontière physique ne sera rétablie entre la république d’Irlande et l’Irlande du Nord. Déjà critiqué par l’opposition, mais aussi au sein des conservateurs (notamment par le ministre démissionnaire Boris Johnson), le projet a finalement été accepté par le gouvernement May le 14 novembre dans l’après-midi.

Le 15 novembre au matin, Theresa May essuie les plâtres de ce soutien arraché à son gouvernement : quatre de ses ministres démissionnent.  La Première ministre s’est exprimée devant le Parlement dans la foulée, pour justifier sa position et tenter de convaincre les députés que voter contre l’accord précipiterait le pays dans le chaos. Sa place n’est désormais plus assurée à Downing street : elle risque à tout moment un vote de défiance de la part des parlementaires.

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Delphine Sitbon

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