LiveL’opération des députés nord-irlandais pour éviter une frontière entre les deux Irlande

mm Emeline Vin14 novembre 20184 min

Aucune concession sur le backstop. Lundi après-midi, les représentants de quatre partis d’Irlande du Nord, hors DUP (Parti unioniste démocrate, membre de la coalition du gouvernement), ont rappelé leur vision du Brexit : « Nous ne voulions pas du Brexit, laissez-nous tranquilles ! » Et s’ils doivent s’en accommoder, pas question d’accepter une frontière, peu importe sa forme, entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord.

Michelle O’Neill (Sinn Féin), Colum Eastwood (Parti social-démocrate et travailliste), Stephen Parry (Parti de l’Alliance) et Steven Agnew (les Verts), ne feront aucune concession sur le « backstop », ce « filet de sécurité » qui maintiendrait l’Irlande du Nord dans l’union douanière et le marché unique jusqu’à ce qu’une solution soit apportée par le Royaume-Uni. « Nous sommes déterminés à assurer notre sécurité, a martelé Colum Eastwood. Un backstop temporaire n’aurait aucun sens. Nous devons protéger ce que nous avons : nos citoyens, notre économie et surtout notre paix. » L’accord du Vendredi saint (qui a mis fin aux « Troubles », la guerre civile irlandaise, en 1998) est au cœur des négociations. Selon ces quatre partis, une frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord menacerait grandement l’accord de paix et donc la stabilité de l’île.

Opération de communication

Que cette solution « de secours » soit ou non actée dans l’accord discuté ce mercredi par Theresa May avec ses ministres, ces voix politiques d’Irlande du Nord ne vont pas s’arrêter là. C’est en fait une véritable machine de communication que les quatre représentants ont mis en place : rencontre avec Jeremy Corbyn mardi 13 novembre, rencontre avec le Premier ministre irlandais Leo Varadkar mercredi 14 novembre… L’enjeu de cette tournée : faire comprendre que « le DUP ne parle pas pour l’ensemble des Nord-Irlandais ».

Le DUP, dont dépend la majorité de Theresa May au Parlement, a refusé tout traitement particulier qui différencierait l’Irlande du reste du Royaume-Uni. Il est donc totalement opposé à l’idée d’un « backstop » réservé à l’Ulster « au détriment des accords du Vendredi saint », a accusé Michelle O’Neill.

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Emeline Vin

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