LiveLive – Les ministres britanniques réunis pour discuter d’un accord

mm Sofiane Zaizoune14 novembre 201873 min

20h51

Ce live est terminé pour aujourd’hui. Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar doit bientôt s’exprimer. Pendant ce temps, les grandes lignes de l’accord sont publiées progressivement.

Le texte doit maintenant être adopté par le Parlement. Et, de ce côté-là, rien n’est gagné. Le bruit court que certains députés envisageraient une motion de défiance. La Première ministre doit s’adresser à eux demain à la Chambre des communes. Retrouvez-nous ici pour comprendre ce que contient l’accord, et ce qui se joue maintenant pour Theresa May.

Les étudiants de l’ESJ Lille et l’université de Kingston vous souhaitent une bonne soirée !

 

 

20h40

Le gouvernement britannique résume ainsi les grandes lignes de l’accord :

  • L’accord protège les droits des plus de 3 millions de citoyens européens installés au Royaume-Uni et du près d’un million de Britanniques qui vivent dans l’Union européenne.
  • Il comprend une période de transition limitée dans le temps fournit un pont vers la future relation, permettant aux entreprises de continuer leurs activités commerciales telles qu’elles sont actuellement, jusqu’à la fin de l’année 2020.
  • Un accord financier juste pour les contribuables britanniques estimé à entre 35 et 39 milliards de livres résolvent nos obligations. Mais rien n’est entendu jusqu’à ce que tout soit entendu, et l’accord de retrait est contingent à un accord sur une déclaration politique complète.
  • Un mécanisme pour résoudre les conflits entre le Royaume-Uni et l’Union européenne est mis en place. D’abord, les conflits seront étudiés dans un comité joint et, si aucune solution à l’amiable ne peut être trouvée, il sera résolu par un panel d’arbitrage indépendant.

20h33

Interrogé sur un possible rejet du texte par les parlementaires britanniques, Michel Barnier a voulu être ferme. « Les négociateurs ont pris leurs responsabilités, le gouvernement britannique a pris ses responsabilités. Maintenant, tout le monde doit prendre ses responsabilités », a-t-il déclaré.

20h32

Dans son allocution, Michel Barnier a affirmé que des protocoles spéciaux étaient en place pour Gibraltar et Chypre afin de permettre aux habitants de « continuer à vivre comme ils vivent aujourd’hui ».

20h28

D’après la BBC, le secrétaire d’État pour l’Écosse David Mundell a appelé les députés conservateurs à soutenir Theresa May et à ne pas se lancer dans une lutte de pouvoir. Il a affirmé que la seule alternative à l’accord était une absence d’accord, qui serait « désastreuse » pour l’Écosse et le reste du Royaume-Uni. Il a enfin rappelé que lui et les autres députés écossais attendaient des garanties sur la pêche.

20h25

« Je considère que nous avons fait des progrès significatifs », a conclu Michel Barnier avant de prendre les questions des journalistes.

20h20

Michel Barnier a aussi expliqué l’issue trouvée pour les citoyens européens établis au Royaume-Uni, et vice-versa. Ils « vont pouvoir continuer à vivre leur vie dans le pays où ils sont ».

20h15

L’accord comprend une solution hybride pour l’Irlande du Nord. Elle sera bien dans l’espace douanier britannique, mais continuera à respecter certaines règles européennes. « Cela permettra a l’Irlande du Nord d’exporter des produits vers le marché unique et d’éviter une frontière dure », a expliqué Michel Barnier.

20h05

Le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, s’exprime depuis la Commission européenne. « Je veux remercier à cet instant nos deux équipes, a-t-il déclaré. Cet accord représente une étape déterminante pour conclure ces négociations ». 

Il a par ailleurs détaillé l’accord, qui comprend 185 articles, 3 protocoles et plusieurs annexes. Il fixe notamment une période de transition. Le Royaume-Uni quittera l’UE le 29 mars prochain. « Mais pendant une période de 21 mois, du 30 mars au 31 décembre 2020, nous nous sommes mis d’accord pour maintenir la situation actuelle quant il s’agit du marché intérieur, de l’union douanière et des politiques européennes, avec leurs droits et leurs obligations. Cela permettra aux citoyens, aux administrations mais aussi aux entreprises de se préparer et de s’adapter à ce changement avant la mise en oeuvre de la relation future. Nous prévoyons aussi d’étendre cette période de transition une fois », a expliqué Michel Barnier.

« Si nous ne sommes pas prêts d’ici à juillet 2020, nous pourrons envisager d’étendre la période de transition », a-t-il ajouté. Cela reviendrait à maintenir le backstop, qui a « considérablement évolué » depuis les premières pistes. Il serait étendu à l’ensemble du Royaume-Uni, comme le contient l’accord : « Jusqu’à ce que la future relation devienne applicable, un territoire douanier unique entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sera établi. Par conséquent, l’Irlande du Nord est dans le même territoire douanier que la Grande-Bretagne. »

20h

Du côté du Parlement, les opposants à l’accord se mobilisent déjà. Jacob Rees-Mogg, député conservateur et président du European Research Group (ERG), un groupe partisan d’un Brexit dur, a publié une lettre adressé aux députés conservateurs les appelant à voter contre l’accord.

19h57

L’accord prévoit bien d’étendre le filet de sécurité nord-irlandais à tout le pays.

« Jusqu’à ce que la future relation devienne applicable, un territoire douanier unique entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sera établi. Par conséquent, l’Irlande du Nord est dans le même territoire douanier que la Grande-Bretagne. »

19h52

Le texte de l’accord, un document de 585 pages, vient d’être rendu public.

D’après Marc Francois, un député conservateur, il est « mathématiquement impossible » que l’accord soit accepté par les parlementaires.

19h46

La question de l’Irlande du Nord reste elle aussi en suspens. Arlene Foster, leader du DUP, le parti nord-irlandais allié des conservateurs à la chambre des Communes, a réagi sur la BBC avant la déclaration de Theresa May: « Nous ne soutiendrons pas un accord qui briserait le Royaume-Uni ». Une délégation du DUP devrait rencontrer Theresa May dans la soirée pour prendre connaissance du texte.

19h45

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a déclaré que l’accord n’était pas bon pour l’Écosse. Les propositions de l’accord sortiraient l’Écosse du marché unique alors que l’Irlande du Nord y resterait, a-t-elle déploré, craignant un effet « dévastateur » sur les emplois et les investissements. Le secrétaire d’État David Mundell n’a toutefois pas démissionné, comme il menaçait de le faire.

19h35

Le texte de l’accord devrait être publié bientôt, d’après cette journaliste de la BBC.

Le leader du UKIP, le parti d’extrême-droite pro-Brexit dur, appelle les membres du gouvernement partisans de la sortie de l’UE à démissionner ou « à n’être plus jamais digne de confiance ». Il fustige « le pire accord de l’histoire ».

19h32

Avec le soutien de ses ministres, Theresa May pourrait être en position d’imposer l’accord aux parlementaires britanniques. Ce sera à prendre ou à laisser, avec le risque d’un no deal, d’une sortie de l’UE sans aucun accord.

19h22

Theresa May prend la parole devant le 10, Downing Street.

La Première ministre annonce que le gouvernement a accepté le projet d’accord.

« Cet accord nous permet de reprendre le contrôle », affirme-t-elle.

Elle a également annoncé une déclaration devant le Parlement demain.

Malgré les doutes, tous les ministres ont donc choisi de soutenir Theresa May, y compris ceux partisans d’un Brexit dur qui craignaient que le maintien dans l’union douanière ne représente qu’un statu quo, et place le Royaume-Uni dans une position de soumission à l’Union européenne.

« C’est une étape décisive », a déclaré Theresa May, qui parle d’une « décision pas prise à la légère ».

18h55

Plusieurs journalistes britanniques annoncent sur Twitter que le conseil des ministres semble terminé. Theresa May pourrait prendre la parole bientôt.

18h40

Après plus de quatre heures, le Conseil des ministres n’est toujours pas terminé. Selon les dernières informations, Theresa May devrait bien prendre la parole devant la presse ce soir. On ne sait toujours pas grand-chose du contenu de l’accord, ni de la réaction des ministres. Il faudra attendre pour savoir s’ils soutiennent le texte. Comme on vous l’expliquait un peu plus tôt, rien n’est encore joué.

18h03

L’information est démentie par le 10, Downing Street. D’après l’AFP, le gouvernement confirme la tenue d’une conférence de presse ce soir.

17h45

D’après l’agence Bloomberg, qui cite un ministre, Theresa May ne donnera pas de conférence de presse ce soir.

 

17h30

Les chefs de file des cinq partis d’opposition au Parlement viennent d’adresser une lettre commune à Theresa May. Jeremy Corbyn, du parti Travailliste, Ian Blackford du parti Nationaliste écossais, Vince Cable des Libéraux-Démocrates, Liz Saville Roberts de Plaid Cymru et Caroline Lucas des Verts exigent de la Première ministre qu’elle vienne s’exprimer devant les députés, et non lors d’une conférence de presse.

« Votre code ministériel est clair : les déclarations importantes devraient être faites devant la Chambre des communes d’abord, et non pas à la presse. Il est tout à fait inapproprié de votre part de vous adresser à la presse […] avant de venir à la Chambre faire une déclaration et d’être interrogée par les membres élus du Parlement. Le speaker (équivalent du président de l’Assemblée nationale, NDLR) a été clair ce matin quant à sa volonté de faciliter une déclaration de votre part à n’importe quel moment de la journée », écrivent-ils.

17h15

Cette journaliste de la BBC illustre parfaitement l’attente de la journée. Devant le 10, Downing Street, « ce micro solitaire doit encore patienter un moment ».

 

17h10

Robin Pettitt est politologue et enseigne à l’Université de Kingston, Londres. Pour lui, l’accord proposé par Theresa May devrait être approuvé par le gouvernement, mais pas par le Parlement, qui doit se prononcer le 15 décembre. « Certains membres du gouvernement risquent de démissionner, mais pas les plus influents. Au Parlement, en revanche, les chiffres jouent contre la Première ministre. Elle ne dispose pas d’une assez forte majorité pour l’emporter ».

Pour Robin Pettitt, l’accord est « une tentative confuse de compromis, qui ne satisfait personne ». Mais « Theresa May ne peut pas faire mieux, les divergences sont trop grandes, même au sein de son propre parti ». Il compare l’attitude des députés conservateurs britanniques à celle d’un « enfant qui voudrait avoir chaud, mais sans mettre son manteau ».

Quant aux députés nord-irlandais du DUP, alliés de Theresa May au Parlement et garants de sa majorité, « ils semblent ne pas aimer l’accord. Mais ils ne peuvent pas revenir sur leur alliance avec la majorité car cela signifierait que les opposants du Labour pourraient arriver au pouvoir et pour le DUP, c’est encore pire. » 

Bientôt en ligne, une interview complète de Robin Pettitt.

17h

Les Britanniques sont partagés sur l’accord actuellement débattu à Londres. « J’aurais préféré un Brexit dur. J’aime qu’on soit clair, soit on sort, soit on ne sort pas », estime Robert, un retraité de 64 ans originaire de Manchester, croisé à la sortie de l’Eurostar à Lille. À Manchester, justement, Rae Donaldson pense exactement l’inverse. Pour ce disquaire, partisan du maintien dans l’UE, « l’accord […] a peu de chances d’être validé au Parlement ». Lui espère un deuxième référendum sans y croire : « je pense que nous allons avoir le pire scenario : le no deal », un saut dans le vide pour le Royaume-Uni, qui quitterait l’UE sans aucun accord. Un no deal qui n’effraie pas Merlin Jackson : pour le trésorier de la Thanet fishermen’s association, une association de pêcheurs du Kent, pas d’accord vaudrait mieux qu’un statu quo qui permettrait aux Européens de continuer à venir pêcher dans les eaux anglaises.

16h45

Le Conseil des ministres devrait finalement durer jusqu’à 18 heures, d’après le Guardian. Et pour cause : une vingtaine de personnes attendraient encore de prendre la parole, d’après ce journaliste du Times. 

16h40

La Première ministre Theresa May doit s’exprimer après le conseil des ministres, d’après une journaliste de Sky News.

16h35

Les journaux britanniques se sont largement positionnés pour ou contre le Brexit depuis le début de la campagne. Depuis hier, ils sont divisés sur le potentiel accord. On vous en parle dans cet article. 

L’ex-Premier ministre travailliste Tony Blair s’est aussi exprimé cet après-midi, comme le rapporte le Guardian. « Rien ne peut déguiser la nature de l’accord [que Theresa May] a choisi, si les informations disponibles sont vraies, a-t-il déclaré. Cet accord n’est pas un compromis, c’est une capitulation. L’accord de retrait nous gardera attaché à la politique commerciale européenne jusqu’à une fin établie par “consentement joint”. Autrement dit, l’UE a un veto ».

16h30

 

16h15

L’un des grands enjeux du Brexit est celui de la pêche commerciale. Les partisans du Brexit, appuyé par la majorité des pêcheurs britanniques, réclament un plus grand contrôle de Londres sur les eaux de l’archipel. Les conservateurs écossais, eux, réclament un rapatriement complet du contrôle de la pêche au Royaume-Uni. Treize députés ont d’ailleurs adressé une lettre commune à Theresa May pour faire connaître leurs revendications : plus d’autonomie face à l’UE dans les négociations sur l’accès aux zones de pêches et sur la répartition des quotas. Depuis hier, le bruit court que le secrétaire d’État pour l’Écosse, David Mundell, pourrait démissionner si l’accord ne lui convient pas.
Les pêcheurs écossais, eux, sont très satisfaits des dispositions prévues par le poste. C’est ce qu’a affirmé une source bien informée à notre journaliste Charline Madini. Depuis le référendum, ils sont minoritaires : si l’Écosse a voté majoritairement pour le maintien dans l’UE, les pêcheurs écossais soutiennent largement le Brexit.
Dans le reste du Royaume-Uni aussi, les pêcheurs sont inquiets. Fervents défenseurs de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, ils craignent que l’accord permette aux pêcheurs européens de venir travailler dans les eaux britanniques. Plusieurs d’entre eux se sentent abandonnés par un gouvernement qui utilise la pêche comme une monnaie d’échange. Notre journaliste Théo Conscience a été à leur rencontre dans le Kent.

15h35

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé que son parti s’opposerait à l’accord, comme l’a rapporté la BBC.

 

15h10

Les manifestants de tous bords attendent leur gouvernement au tournant. Lucie Harris, qui dirige Leavers of Britain, espère que le projet d’accord sera rejeté.

 

14h45

Le Premier ministre nord-irlandais Leo Varadkar a affirmé devant le Parlement de Dublin que l’accord pourrait être signé dans dix jours. « Évidemment, beaucoup de choses pourraient mal tourner aujourd’hui et dans les prochains jours, a-t-il admis. Mais, si le gouvernement britannique sort de cet après-midi en position d’affirmer que le texte lui convient, il est possible que la Commission européenne publie le texte, peut-être ce soir ». Il a aussi parlé d’un « possible, ou probable sommet du Conseil européen autour du 25 novembre ».

Ce serait un scénario idéal pour Theresa May. Comme on vous l’explique dans ce papier, la Première ministre britannique a tout intérêt à ce que les négociations aboutissent cette semaine.

14h38

Alors que les ministres britanniques sont réunis pour discuter de l’accord, la rumeur gronde depuis ce matin : certains seraient sur le point de démissionner pour protester contre le texte. D’après un journaliste du Guardian, Penny Mordaunt, la secrétaire d’État au Développement international, et Esther McVey, secrétaire d’État au Travail et aux Retraites, pourraient quitter le gouvernement.

 

14h30

Depuis le référendum sur le Brexit, le sort des citoyens européens vivant au Royaume-Uni et des Britanniques installés en Europe est au coeur des débats. Le projet d’accord que les ministres discutent en ce moment devrait leur garantir les mêmes droits que ceux dont ils jouissent actuellement. Mais rien n’est encore joué. « C’est quoi le futur pour les résidents britanniques de nationalité française ? Demander un visa pour chaque entrée dans l’UE ? », s’inquiète Jean-François, qui vit à Londres depuis près de 30 ans.

14h20

Certains Britanniques dépassent le clivage entre pro et anti-Brexit. C’est le cas des Derry girls against borders, un groupe nord-irlandais qui accepte le Brexit, mais refuse le retour d’une frontière physique avec la république d’Irlande. Nous avons rencontré l’une de ses membres :

14h05

Le conseil des ministres va débuter. Pendant ce temps, à Bruxelles, les ambassadeurs européens sont réunis pour un briefing.

14h01

La situation n’est pas tendue que dans les lieux de pouvoir. Dans la rue aussi, les anti et les pro-Brexit se font face. Notre journaliste Marjorie Lafon couvre ces rassemblements.

13h30

Alors que la réunion du gouvernement doit avoir lieu dans 30 minutes, des opposants au projet d’accord sont réunis près du 10, Downing Street. Pour ces partisans d’un Brexit dur, le texte reviendrait à se soumettre à l’Union européenne. Notre journaliste Agathe Cherki est sur place :

Un autre rassemblement a lieu actuellement devant le Parlement, cette fois organisé par des anti-Brexit. Les manifestants réclament un deuxième référendum.

Pendant ce temps, le Premier ministre nord-irlandais Leo Varadkar a commenté le projet d’accord. Il a annoncé un sommet européen qui devrait se tenir le 25 novembre.

12h55

Comme nombre d’opposants à Theresa May, y compris dans son propre camp, le député conservateur Peter Bone reproche à la Première ministre de ne pas « proposer le Brexit pour lequel le peuple britannique a voté ». Retrouvez son intervention en vidéo.

 

12h45

Humour ou pas, plusieurs radios britanniques diffusent depuis ce matin une chanson très à propos. The Final Countdown, de Europe.

12h30

Un autre point inquiète les députés de tous bords : si le Royaume-Uni tout entier reste dans l’union douanière, pourra-t-il s’en retirer unilatéralement dans le futur ? D’après ce journaliste du Sun, un éminent membre du cabinet de la Première ministre a indiqué à ses collègues que l’accord ne le permettait pas. Cela signifie que Londres devra obtenir l’autorisation de Bruxelles. De quoi susciter l’ire des partisans d’un Brexit dur.

Theresa May défend quant à elle ce filet de sécurité, une « garantie » selon elle.

 

12h20

Comme Jeremy Corbyn, de nombreux députés critiquent Theresa May, qui leur fait face. Notre journaliste Maéva Lahmi suit les débats pour vous, retrouvez-la sur Twitter :

12h10

Le leader du parti Travailliste Jeremy Corbyn a réagi au projet d’accord lors d’une séance de questions au gouvernement. En l’état actuel et d’après les informations disponibles, le texte est « un échec » qui franchit les lignes rouges fixées par Theresa May elle-même, a-t-il a estimé. Jeremy Corbyn accuse la Première ministre de vouloir imposer un faux choix au Parlement, entre « un accord bâclé et pas d’accord du tout ». Theresa May lui a reproché de vouloir « trahir le vote du peuple britannique » en critiquant l’avancée des négociations coûte que coûte.

11h50

Même si peu d’informations sur le contenu de l’accord ont été publiées, le texte prévoit de maintenir temporairement l’ensemble du Royaume-Uni dans l’union douanière jusqu’à ce qu’un accord commercial durable soit trouvé. C’est ce qu’on appelle le mécanisme de backstop, qui était initialement prévu pour la seule Irlande du Nord.

Étendre ce mécanisme a tout le pays permet d’éviter le retour d’une frontière terrestre entre l’Irlande du Nord et la république d’Irlande, ou d’une frontière maritime entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. L’une comme l’autre est presque impossible à appliquer, et les partis nord-irlandais y sont opposés. Mais cela a des conséquences : Londres devrait suivre les réglementations européennes pendant cette période transitoire. C’est ce que dénoncent les partisans d’un Brexit dur, pour qui l’accord consisterait en un renoncement face à Bruxelles.

11h32

Invité par la BBC, l’ancien ministre de la Justice Philip Lee a dénoncé une « fraude électorale ». Ce Conservateur est partisan du maintien dans l’UE, et réclame un deuxième référendum.

 

11h20

À Bruxelles, le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas a donné ce matin son point presse habituel. Il s’est refusé à tout commentaire sur quelque point que ce soit, y compris un éventuel rejet de l’accord par le gouvernement britannique. D’après M. Schinas, des déclarations pourraient intervenir dans la journée ou les jours suivants.

 

11h17

11h03

D’après l’agence Reuters, le Royaume-Uni et l’Union européenne auraient jusqu’à juillet 2020 pour mettre fin à la période de transition quant à la frontière nord-irlandaise. Ils pourraient alors décider de prolonger cette phase transitoire, ou mettre en place un nouvel accord douanier.

10h54

Pendant que Londres s’agite, nos reporters continuent de sillonner le Royaume-Uni. Deux d’entre eux ont contacté par téléphone Thomas Kerrigan, un élu du DUP, le parti unioniste grâce auquel Theresa May a une majorité au Parlement.

 

 

10h50

Le gouvernement nord-irlandais, réuni depuis 9h30, devrait s’exprimer ce midi sur le projet d’accord.

 

10h40

Malgré l’annonce d’un projet d’accord, rien n’est gagné pour Theresa May. La Première ministre doit convaincre son gouvernement et le Parlement britannique avant que le projet ne soit accepté par l’Union européenne. Pour certains députés, comme Marc Francois, « il est impossible que cet accord soit accepté par le Parlement ».

10h05

Les ministres britanniques se réunissent au 10, Downing Street depuis ce matin. Le gouvernement doit discuter du projet d’accord annoncé hier. Alors que le gouvernement a connu de nombreuses démissions ces derniers mois, les yeux sont braqués sur les ministres.

 

Pendant ce temps, des opposants à l’accord se préparent à manifester devant la résidence de la Première ministre. Ces partisans d’un Brexit dur dénoncent « le pire accord de l’histoire ». 

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Sofiane Zaizoune

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